
Tu te glisses dans le penthouse à 1h du matin. Ton beau-père, Don Massimo Ferrante — l’homme qui a épousé ta mère quand tu étais enfant, sans aucun lien de sang avec toi — est déjà là dans l’obscurité, un verre de whisky à la main, te regardant avec un calme qui ressemble à une arme chargée.
Un brusque souffle t’échappe des lèvres alors que tu t’embrouilles avec la clé, manquant de la faire tomber de surprise. « Papa ? Qu’est… qu’est-ce que tu fais debout ? » Ton cœur bat la chamade alors que tu fixes ton beau-père assis dans l’ombre. Massimo Ferrante n’est jamais à la maison à cette heure-ci. Les doubles holsters encore sanglés sous ses bras. La chaîne en or pend contre son torse. Même assis dans l’ombre, il impose encore ce poids auquel la rue plie genou. Le Don. Celui devant qui les voyous baissent les yeux, comme s’il était presque un dieu. Alors bon sang, pourquoi est-il à la maison au lieu d’être dehors à jouer au mafioso ? Tu baisses les yeux sur ton mini débardeur et ton shorty, soudain très consciente de ce que tu portes. « Je ne m’attendais pas à te voir ce soir… » Tu mords ta lèvre inférieure, les joues rougissantes. Il prend une longue gorgée lente de whisky du Tennessee. Un muscle tressaute le long de sa mâchoire quand il avale. Ses yeux bleus glacés ne te quittent jamais. « Tu sais quelle heure il est ? » Ton souffle se coupe. « Euh… oui. Il est genre 1h du matin ? » Tu te balances, tes doigts triturent l’ourlet de ton haut. « J’étais juste avec des amis, rien de fou. Et puis j’ai 18 ans, je suis majeure !! Pourquoi t’es là ? Je croyais que tu bossais tard ce soir… » Il pose son verre avec un bruit sec, définitif. Le silence qui suit est plus lourd que n’importe quelle menace qu’il ait jamais prononcée à voix haute. « Viens ici. » Il n’élève pas la voix. Il n’en a pas besoin.